Reconquérir Schaerbeek : le programme du PTB pour les élections communales de 2018

Reconquérir Schaerbeek : le programme du PTB pour les élections communales de 2018

Le PTB a construit son programme électoral avec un fil rouge en tête : nous voulons reconquérir la ville, reconquérir Schaerbeek et en faire un bastion de solidarité, reconquérir Schaerbeek pour avoir une commune qui répond aux besoins de ses habitants.

Retrouvez ici notre programme pour les élections communales de Schaerbeek. Il fait 189 pages, contient plus de 200 propositions positives pour notre commune. En voici l'introduction.


 

Schaerbeek, commune de rebelles au grand cœur

Schaerbeek est belle, pleine de talents, pleine d’énergie. Tous les jours, des jeunes et moins jeunes travaillent à rendre notre commune meilleure. Des acteurs de changement qui refusent le monde du chacun pour soi, un monde où les riches de plus en plus riches et où tous les autres doivent se serrer la ceinture.

Ces résistances d’en bas, ces gens actifs sur le terrain, sont le moteur du progrès social et démocratique.

Pensons à ces militants pour le droit au logement qui refusent les loyers trop chers ou aux locataires des logements sociaux qui n’en peuvent plus de vivre dans des appartements pourris et qui sont prêts à tout pour qu’on rénove enfin leur logement.

Pensons à ces parents qui estiment que l’enseignement devrait être gratuit et qui manifestent contre les augmentations de frais de garderie, de repas scolaire et le coût des fournitures scolaires. Ou à ces autres parents des comités Filter Café Filtré qui ont manifesté tous les vendredis contre la pollution et les particules fines autour de l’école ou de la crèche de leurs enfants.

Pensons au Collectif citoyen qui s’est battu pour que notre commune se déclare « Commune hospitalière » à l’égard des migrants. Ou au Collectif 1030/0, zéro pour zéro tué à Schaerbeek, qui s’est organisé pour dénoncer le manque de sécurité routière dans nos rues.

Pensons enfin aussi à ceux qui travaillent sur notre commune, qui contribuent tous les jours à produire les richesses de notre société ou à rendre service aux autres, et qui résistent au monde de l’hyperflexibilité et du travail précaire et mal payé : les employés de Delhaize, Carrefour ou Lidl qui ont fait grève pour qu’on les respecte ou le personnel de la maison de repos Bergamote (maintenant Renaissance) qui s’est battu contre les licenciements et de bonnes conditions de vie pour nos aînés.

Pour le PTB, ces résistances d’en bas, ces gens actifs sur le terrain, ces rebelles au grand cœur, sont le moteur du progrès social auquel nous aspirons. Toutes ces actions ont fait bouger les lignes dans notre commune. Et toutes ont d’ailleurs pu trouver le soutien actif du PTB à leurs côtés.

Amener les résistances d’en bas à reconquérir la ville

Nous voulons amener ces résistances d’en bas à reconquérir Schaerbeek. Nous comptons sur la créativité, la curiosité et le talent de tous ces rebelles au grand cœur pour avoir une rupture avec la politique néo-libérale menée par les partis traditionnels et construire un tout autre projet de ville, basé sur la solidarité entre les gens et avec, comme point de départ, la réponse aux besoins de la majorité de la population.

Car notre commune est en effet traversée d’intérêts opposés, de luttes et de rapports de force entre des visions différentes. Et cela se sent dans tous les dossiers, dans toutes les décisions qu’il faut prendre.

Il y a une idéologie commune à tous les partis traditionnels : celle d’une politique libérale qui place les intérêts des entreprises privées et la concurrence entre communes avant les besoins de la population.

Schaerbeek verra bientôt naître des nouveaux quartiers sur le site de l’ancienne gare Josaphat ou le quartier Reyers. 4 800 nouveaux logements sont envisagés. Y construira-t-on plus de logements publics bon marché pour répondre la crise du logement ou laissera-t-on ces nouveaux quartiers dans les mains des prometteurs immobiliers avec leurs logements impayables, de luxe et de haut standing ? Le choix de la majorité communale (Liste du bourgmestre, Ecolo et cdH) est clair : celui de faire un intense lobby pour y avoir un minimum de logements publics bon marché et laisser un maximum d’espaces aux prometteurs immobiliers. Celui du PTB est tout l’inverse.

Ces dernières années, nous n’avons pas cessé de dénoncer une idéologie commune à tous les partis traditionnels : celle d’une politique libérale qui place les intérêts des entreprises privées et la concurrence entre communes avant les besoins de la population.

Pour eux, notre commune est une marchandise à vendre. Tout peut être une source de profit pour les sociétés privées : le parking, le logement, les soins de santé, les services à la population…

Même nos problèmes de mobilité et de stationnement peuvent d’ailleurs être une source jouteuse de profit pour les actionnaires. C’est ainsi que chaque année, la société Rauwers qui contrôle le stationnement à Schaerbeek se fait 6 millions d’euros sur notre dos. La commune voulait aussi faire construire un parking privé souterrain et cher sous la place Lehon. La place Lehon, c’est un peu la seule place de jeux pour toutes les familles de tout un quartier. Elle allait être amputée pour le profit d’Interparking, la société anonyme qui proposait d’y construire un parking sous-terrain privé de 260 places. Pour rendre leur projet rentable, Interparking mettait ses conditions : nous allions payer cher (plus de 1 200 euros par an) et la commune devait s’engager à supprimer 190 places gratuites en surface pour nous forcer à aller dans le parking souterrain. Grâce à la lutte des habitants du quartier, le projet a été mis temporairement au frigo.

L’exemple de lutte menée par les habitants du quartier de la Place Lehon est important pour le PTB. Les partis traditionnels voulaient offrir une place publique à un des barons du béton. Le PTB s’y est opposé avec une vision différente de la ville. Celle d’une commune à la mesure des gens, qui ne sera pas mise en vente aux promoteurs immobiliers. Une commune qui s’efforce de répondre aux besoins de sa population, grâce à l’organisation et la mobilisation de ses habitants.

Défendre notre droit au logement

Le PTB veut que, dans les années à venir, Schaerbeek réponde à la crise du logement et mette fin au choix de plus de 30 ans de désinvestissement dans le logement public bon marché (public et social) dans notre commune. Car il n’est pas normal que nous devions payer jusqu’à la moitié de nos revenus pour nous loger. Il n’est pas normal d’avoir des familles qui vivent dans des logements insalubres et de mauvaise qualité. Il n’est pas normal d’avoir une telle liste d’attente pour avoir un logement social. Non, ce n’est pas normal, c’est juste la conséquence des politiques mises en place.

À Schaerbeek, on refuse depuis des années de construire du logement public bon marché.

À Schaerbeek, on refuse depuis des années de construire du logement public bon marché. À Schaerbeek, c’est le dogme libéral qui règne. On laisse tout le pouvoir au marché privé, qui est lui-même dominé par les grands promoteurs immobiliers. On le voit tous les jours à Schaerbeek : des chantiers d’îlots d’appartements sont construits puis mis en vente par les Bouygues immobilier, AG Real Estate, Atlantis Real Estate… Résultat : les prix explosent et se loger devient de plus en plus cher.

Nous voulons une révolution dans la politique de logement qui est mené à Bruxelles. Il faut en premier lieu faire baisser les loyers en les encadrant. Le PTB demande que les loyers ne dépassent pas des prix de références, en fonction de la qualité du logement, sur base de critères objectifs. Ce système a été appliqué à Paris et depuis, les loyers ont cessé de grimper. En moyenne, pour un loyer actuel de 700 euros, rendre obligatoire cette règle le ferait baisser de 140 euros.

Pour le PTB, il faut ensuite rattraper le retard historique de Schaerbeek en matière de logement social. Nous voulons redéfinir les plans directeurs des nouveaux quartiers à créer sur l’ancienne gare Josaphat et à Reyers. Le Bourgmestre, Ecolo-Groen et cdH ont fait un intense lobby pour qu’il y ait un minimum de logements publics et un maximum de logements privés. Nous voulons au contraire une rupture pour que ces nouveaux quartiers répondent à nos besoins en les gardant dans les mains du public. 100 % des logements qui y seront construits doivent être publics, avec un tiers de logements sociaux de qualité et deux tiers de logements moyens.

Pour résumé, défendre le droit au logement passe par la reprise du marché immobilier des mains des gros promoteurs immobiliers pour le confier dans les mains du public, de la collectivité.

Schaerbeek, le nouveau New York ?

Les politiciens traditionnels de Schaerbeek chantent en chœur : Il faut attirer dans notre commune « la classe la plus contributive financièrement », les « fonctionnaires européens », « les futurs riches »… Pour cela, il faut s’inscrire dans la concurrence entre communes. Les riches français s’installent tous à Ixelles et les fonctionnaires européens à Woluwé. Les partis traditionnels veulent les attirer à Schaerbeek. Saint-Gilles est devenu hype à Bruxelles, il faut tout faire pour « renouveller Schaerbeek ». La Liste du bourgmestre, Ecolo-Groen et le cdH parient sur une dynamique autour du parc Josaphat, y injecte beaucoup de moyens pour y créer des événements rendant attractifs notre commune pour les ménages aisés. Schaerbeek doit devenir « le nouveau Saint-Gilles », a clairement affirmé Bernard Clerfayt. Un élu libéral de la Liste du Bourgmestre va plus loin : « Schaerbeek est le nouveau New York. Avec le parc Josaphat pour Central Park. »

Les partis traditionnels veulent changer la commune en changeant les habitants. Le PTB, en changeant la condition sociale des habitants.

Pour ces adeptes de la foi néolibérale, tout projet communal doit d’abord attirer les ménages les plus riches. Les projets immobiliers et de développement urbain doivent répondre à leurs besoins. Les nouveaux quartiers, les parcs, le programme culturel de la commune aussi.

Et la population, là-dedans ? Les élus au pouvoir se veulent rassurants : cette politique profitera à tout le monde, l’arrivée de gens plus aisés aura des répercussions positives sur ceux qui ont plus de mal.

Sauf que… toutes les communes appliquent la même politique. Elles sont même toutes en concurrence pour avoir leur part de marché de ménages riches. Si l’une gagne, c’est au détriment d’une autre. Ce n’est qu’une victoire provisoire. Jusqu’au moment où une autre commune présentera un projet plus attirant pour les nantis.

Sauf que… l’évènementiel pour riches coûte cher et que c’est nous qui payons. Une telle politique se fait toujours au détriment des autres services à l’ensemble de la population.

Sauf que… cela ne marche tout simplement pas. Les inégalités entre habitants (et même entre quartiers entiers) s’empirent. On le voit tous les jours : beaucoup de ménages fuient Schaerbeek car ils n’arrivent plus à y trouver un logement abordable.

Les partis traditionnels veulent changer la commune en changeant les habitants. Le PTB veut changer la commune en changeant la condition sociale des habitants. Nous voulons en finir avec cette concurrence malsaine entre les communes qui vise à attirer les plus riches et à chasser les plus pauvres dans la commune voisine. Pour chaque projet communal, le PTB se posera la question : à qui profite-t-il et au détriment de qui ?

Brisons les murs et barrières qui divisent notre commune

Ce besoin de rupture, de révolution du cœur, nous le sentons dans le logement mais aussi dans bien des domaines. Les loyers augmentent, la misère augmente, la pollution de l’air augmente, les embouteillages augmentent, les discours de haine augmentent. Tout augmente, tout, à part les réponses aux besoins des gens.

Nous voulons à Schaerbeek créer un enseignement bilingue qui forme des enfants bilingues. Il n’est pas normal de séparer les nouvelles écoles communales francophones et néerlandophones alors qu’elles sont sur le même site. La nouvelle école Magritte (ancienne école 14) a été ouverte sur le même site que la nouvelle de la Basis School Pavijoen. Mais elles sont séparées par une barrière. Le projet d’extension de l’école 10 est lui séparé par un mur de la nouvelle Basis School De Kriek à créer. Le bourgmestre, Ecolo et cdH refusent d’y créer des écoles en immersion, des écoles bilingues pour faire des enfants bilingues. Le PTB veut briser les murs entre ces écoles. Briser les murs entre les deux communautés du pays et offrir le meilleur avenir à nos enfants.

Nous voulons une commune où tous les habitants soient pris en considération, sans citoyens de seconde zone, sans racisme et sans division.

Les inégalités se creusent au point que de nombreux Schaerbeekois reportent leurs soins de santé pour des raisons financières. Nous voulons rendre la médecine de première ligne accessible à tous. Les communes du pays doivent prendre leur responsabilité en soutenant l’ouverture de nouvelles maisons médicales aux soins gratuits. En facilitant l’installation de jeunes médecins ou d’une équipe multidisciplinaire voulant s’engager dans la médecine gratuite. Dans chaque quartier de la commune, nous voulons une maison médicale où les soins de santé sont gratuits. Pour briser la barrière financière qui empêche de se soigner.

Nous voulons une commune où tous les habitants soient pris en considération, une ville sans citoyens de seconde zone, sans peur, sans racisme et sans division. Une commune unie, pour remporter tous les défis qui se présentent à elle.

Ce dernier point est particulièrement important à Schaerbeek. Notre commune et sa police ont été longtemps dirigées par l’extrême-droite. Grâce aux luttes des habitants, notre commune a bien évoluée. La générosité des Schaerbeekois est toujours là comme en témoigne l’élan de solidarité des citoyens de notre commune à l’égard des migrants. Mais le combat d’une commune unie dans la diversité reste entier. Car notre commune n’est pas isolée d’un contexte national où les partis au pouvoir ont de plus en plus recours à la haine et au racisme pour masquer et détourner notre attention de leur politique antisociale. Mais il faudra aussi balayer devant notre porte. Par exemple, le Bourgmestre, Ecolo-Groen et le cdH continue de soutenir une barrière au sein de notre cimetière communal. Une barrière pour séparer l’espace multi-confessionnel du reste du cimetière, pour séparer les personnes de de confession musulmane des autres visiteurs. Il faudra briser cette barrière d’apartheid dans notre cimetière.

La mobilisation citoyenne

Nous voyons donc l’avenir de Schaerbeek sous le prisme de la solidarité. La solidarité entre les habitants mais aussi entre toutes les communes de la Région bruxelloise.

Cela nous amène naturellement au fonctionnement de la démocratie locale, et à la place à laisser aux citoyens. Pour certains, la démocratie, représentative, doit se limiter à remplir une ou plusieurs cases les jours d’élections. Entre ceux-ci, la population peut dormir, les élus au pouvoir s’occupent de tout pour elle.

La démocratie, ce n’est pas voter tous les six ans et puis se taire.

Pour nous, la démocratie participative demande d’impliquer au maximum la population dans les décisions budgétaires et le choix des grands projets. C’est simple : il faut commencer par lui donner accès aux décisions, lui demander quelles sont ses priorités, ses besoins mais aussi ses idées, ses envies… Il faut se soucier de la population en dehors des campagnes électorales, en finir avec le marketing politique. Des enquêtes, des débats publics, des consultations populaires, doivent avoir lieu régulièrement, et réellement tenir compte de l’avis des habitants.

Il faut stimuler la création de comités de quartier, encourager la participation de tous à la vie de la cité, pour penser et construire la ville de demain avec un maximum de monde. Il faut un budget participatif pour financer les projets des gens eux-mêmes, dans leurs quartiers.

Il faut développer la démocratie à tous les niveaux de la commune. Il faut redynamiser les associations de parents dans les écoles de la commune de telle sorte qu’aucune augmentation de frais (de garderie, de repas scolaire…) ne peut être fait sans leur accord. Les usagers du Neptunium doivent être représentés et respectés au sein du conseil d’administration de notre piscine communale. Il n’est pas normal que les locataires des logements sociaux ne soient plus représentés depuis des années dans les organes de gestion du Foyer Schaerbeekois. La politique de sécurité routière dans les quartiers doit être définie avec les habitants.

Bref, la démocratie, ce n’est pas voter tous les six ans et puis se taire. La population doit participer à toutes les décisions importantes, à tous les niveaux de pouvoir.

1 350 Schaerbeekois nous donné leur avis

Pour le PTB, écouter les habitants, c’est primordial. Le PTB a donc récolté 1 350 enquêtes auprès des Schaerbeekois (entre le 1er novembre 2017 et 1er mars 2018). Dans le but de connaître leurs priorités pour les prochaines élections communales. En effet, nous avons voulu construire notre campagne électorale sur base de ce que les gens veulent changer. Aller à leur rencontre avec les priorités qu’ils ont choisies et leur proposer de lutter ensemble pour obtenir des victoires.

Le PTB est particulièrement fier d’avoir réussi cette consultation populaire. C’est le plus grand exercice de démocratie à Schaerbeek. Tous les résultats de notre Grande Enquête sont incorporés dans le présent programme. Ce programme, c’est donc votre programme.

Des mobilisations citoyennes, nous en aurons bien besoin.

Quatre thèmes prioritaires sont ressortis plus fortement que les autres : la problématique du logement, de l’enseignement, de l’emploi et de la santé. Pour chacun de ces thèmes, nous avons ensuite demandé de choisir entre différentes propositions avancées. Sur base des résultats, nous avons décidé de nous engager à concrétiser trois revendications fortes : avoir des mesures pour baisser les loyers, construire deux écoles bilingues dans la commune et avoir des maisons médicales avec soins gratuits dans chaque quartier de Schaerbeek.

Le PTB n’est pas un parti comme les autres. Et cela se reflète dans sa campagne électorale : elle a commencé par une grande consultation populaire, et elle se terminera par une Solidariska Parade pour un Schaerbeek plus social et plus solidaire, une manifestation autour des priorités qui ressortent de notre Grande enquête.

Cette Solidariska Parade se tiendra le dimanche 7 octobre à 15 h (au départ de la place Collignon). Soit une semaine avant les élections. Nous voulons donner le ton : le PTB se fera le porte-voix des sans voix, et appuiera les luttes et les mobilisations des Schaerbeekois.

Des mobilisations citoyennes, nous en aurons bien besoin. Car tous les partis traditionnels acceptent le cadre néolibéral qui domine la politique actuelle. Ils se contentent de le colorier un peu plus en rouge, bleu, orange, vert ou amarante. Si nous voulons remettre en cause le cadre même, il faudra bien sûr soutenir le PTB, le parti des rebelles au grand cœur, mais il faudra aussi se mobiliser.

Tous les droits sociaux et démocratiques ont été obtenus par des luttes et des mobilisations des milieux populaires, dans les entreprises et les quartiers. Le PTB veut inscrire son action dans ce large mouvement émancipateur.

 

Axel Bernard et l’équipe du PTB Schaerbeek

Ont collaboré à ce programme : Michael, Loïc, Dirk, Jan, Giovanni, Claudia, Françoise, Mathilde, Elisa, Pierre, Laurence, Nele, Claire, Hanne, Vincent, Leila, Martin, Gille, Aurélie, Joëlle, Élise, Stéphanie, Riet, Serge, Pierre, Eric, Bob, Agatte, Lieve, André, Yuri, Julie, Carlos, Jan, Tom, Dieter, Grégory, Sara.


Retrouvez ici notre programme pour les élections communales de Schaerbeek. Il fait 189 pages, contient plus de 200 propositions positives pour notre commune.


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