Friche Josaphat : y a-t-il eu un lobbying de Schaerbeek pour faire baisser drastiquement le nombre de logements publics ?

« Y a-t-il eu un lobbying intense de la majorité communale de Schaerbeek pour faire baisser drastiquement le nombre de logements publics bon marché sur la partie schaerbeekoise du site de la friche Josaphat ? », s'interroge le conseiller communal PTB*PVDA, Axel Bernard.

Le PTB a pris connaissance de l'évolution du nombre et du type de logements à créer sur le site de la friche Josaphat, qui appartient à la Région et qui fait partie des espaces constructibles à Bruxelles.

Le résultat est sans appel : entre le plan initial rédigé par la Région en mars 2014 et la décision finale intervenue fin 2016, la part de logements publics (social et modéré) à construire sur la partie schaerbeekoise de la friche va baisser drastiquement (160 unités de logements publics en moins). Par contre, la part de logements privés (standard et de luxe) va, elle, augmenter de 12 unités.

 

Projet de plan directeur mars 2014

Décision GRBC 01-12-2016

Résultat du lobbyng schaerbeekois

Nombre de logements publics envisagés sur Schaerbeek

365

205

160 unités de logements publics en moins

Nombre de logements privés envisagés sur Schaerbeek

468

480

12 unités de logements privés en plus

Pour voir le tableau : cliquez ici.

Pour rappel, le manque de logements abordables est criant à Bruxelles. Sur l’ensemble de la région, c’est 43.000 familles qui sont dans l'attente d'un logement social. Seulement 110 logements sont construits chaque année. A ce rythme, il faudrait 390 ans pour répondre aux besoins des familles. Et le problème est encore plus grand à Schaerbeek qui est une des communes avec le moins de logements sociaux.

Le conseiller communal PTB*PVDA insiste : « La friche Josaphat est une chance pour les Schaerbeekois : elle peut être utilisée pour rattraper le retard historique de la commune en terme de logements publics (à loyer modéré ou social). La friche est à nous, dans les mains du public. Elle ne doit pas tomber dans les mains de promoteurs immobiliers qui vont y construire du logement pour le seul profit de leurs actionnaires. »

« La baisse drastique du nombre de logements publics confirme ce qu'on sentait depuis des années : les réticences des partis de la majorité schaerbeekoise à défendre un nombre ambitieux de logements publics bon marché sur la friche. Chaque fois que je les ai interpellés, ils ont refusé de prendre position. Régulièrement, on entend du Bourgmestre, d'Ecolo-Groen et du cdH qu'il y a suffisamment de familles pauvres à Schaerbeek et qu'il faut attirer un autre type de population : la « classe contributive financièrement » des ménages à hauts revenus », précise Axel Bernard.

« Je soupçonne un lobby schaerbeekois sur la Région. En mai 2015, le conseiller communal PS, Yves Goldstein, qui était également à l'époque chef de cabinet de Rudi Vervoort, pointait également le manque de disposition de la majorité à mettre du logement social sur son territoire. Pour le Bourgmestre, Ecolo et le Cdh : Schaerbeek doit devenir la nouvelle « place to be » pour fonctionnaires européens. Une vision qui dans la réalité fait mal à la toute grande majorité des Schaerbeekois qui n'arrivent plus à trouver un logement abordable dans la commune. »

Et le conseiller communal du PTB Schaerbeek d'insister : « Profitons des élections pour remettre les compteurs à zéro : le site Josaphat doit accueillir 100 % de logements publics. Avec 1/3 de logements à caractère social et 2/3 de logements publics à loyer modéré pour assurer une mixité dans ce nouveau quartier et pour avoir un équilibre financier. »


Pour le PTB, il faut donc penser en terme de logements * publics * bon marché * de qualité * (et tous les mots sont importants).
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