Axel, Claire et Leila, vont reconquérir la ville… mais avec l’aide de tous !

Axel Bernard, Claire Geraerts et Leila Lahssaini se dévoilent, nous font part de leurs rêves, espoirs et colères. A quelques jours du vote du 14 octobre 2018, découvrons ces rebelles aux grand cœurs, qui appellent à un Schaerbeek plus solidaire et social !

Qu’admirez-vous l’un chez l’autre ?

Leila : Claire a une capacité d’indignation qui suscite l’admiration. Elle cherche constamment à combattre les injustices, lutter pour que la part d’humanité en nous se dévoile.

Axel : Leila, c’est comme un volcan qui sommeille. Elle peut rester dans un coin, observer, écouter et tout à coup, après une phase d’analyse, se lever afin de prendre la parole, dans un style percutant qui fait mouche. Elle respire l’intelligence et l’engagement.

Claire : Axel a la capacité de pouvoir traduire dans des mots accessibles toutes les indignations qui traversent chacun de nous. Il peut s’adresser à n’importe qui et en quelques secondes, lui transmettre sa motivation à changer le cours des choses !

Qu’avez-vous envie d’épingler dans le parcours militant de chacun de vous ?

Claire : La première fois que j’ai rencontré Leila, elle était stagiaire avocate. Elle menait la lutte auprès des ouvriers de BMS (entreprise de nettoyage) qui avaient été licenciés abusivement. Elle s’est battu comme une lionne lors de cet épisode qui a montré à bien des égards toute la face sombre du capitalisme… Elle a pu transformer son indignation en force pour mener sa mission à bien !

Leila : Je n’ai pas croisé Axel au sein du cabinet d’avocats « Progress Lawyers Network », car il était déjà parti quand j’y suis arrivé. Il s’y est engagé à fond, notamment pour défendre les personnes sans-papiers. Et  il a par la suite choisi de s’engager encore plus, en tant que  journaliste au magazine Solidaire, (j’admire sa plume) et conseiller communal !

Axel : Je connais Claire depuis très longtemps ! Il faut savoir qu’elle a été désignée « Femme de paix » et, à ce titre, a été reçue par le roi et la reine. Elle le mérite amplement ! C’est elle qui a fondé la maison médicale gratuite  à Schaerbeek, « La Clé », qui offre des soins de proximité à des centaines de Schaerbeekois.

 En 2003, alors qu’elle soignait certains patients, elle s’est rendue compte que leur santé déclinait car ils n’en pouvaient plus de voir à la télé les images des bombardements en Irak. Elle a donc pris l’avion, avec d’autres médecins engagés, pour visiter les hôpitaux et témoigner de la souffrance des  populations touchées par les frappes américaines soi-disant « chirurgicales ». Plus tard, elle a emmené des patients jusqu’en Palestine afin qu’ils puissent transmettre notre solidarité et rapporter les atrocités et les injustices que les populations vivent là-bas.

Pourquoi chacun de vous est-il un bon candidat pour Schaerbeek ?

Axel : Je veux que Leila soit conseillère communale ! C’est une femme exceptionnelle, spécialisée en droit social du travail, qui défend les droits des travailleurs, s’insurge contre le dumping social. Nous aurons besoin de ses compétences pour offrir un meilleur statut aux travailleurs de la commune, améliorer les conditions de travail sur les chantiers de la commune. Nous voulons également promouvoir l’égalité hommes-femmes, et c’est un combat qui tient à cœur à Leila !

Claire :  Axel porte à merveille les thèmes du programme qui ont été choisis par la population (ndlr : via la grande enquête qui a permis de recueillir 1350 avis) : accès à un logement digne et bon marché, la création d’écoles bilingues, une médecine gratuite de proximité, la lutte contre toutes les formes de discriminations et le racisme, etc.

Leila : C’est étrange que Claire ne soit pas encore conseillère communale ! Ca fait 40 ans qu’elle aide des centaines de familles schaerbeekoises à se soigner, sortir de la précarité, elle sait donc de quoi elle parle quand on évoque notre commune ! Elle est proche des gens, elle pourra donc porter leurs préoccupations au sein du conseil communal ! Et concernant la possibilité et l’intérêt d’implanter des maisons médicales gratuites dans les quartiers, c’est une spécialiste, elle sait de quoi elle parle parce qu’elle l’a fait.

Qu’est-ce qui vous révolte le plus ?

Axel : les politiciens sont de plus en plus déconnectés de la réalité que vivent les gens. À Schaerbeek, la piscine du neptunium est en rénovation depuis deux ans. Nous allons avoir des gamins qui n’auront jamais eu cours de natation avant leurs 12 ans. Les partis traditionnels n’en n’ont pas grand-chose à faire, car ils sont capables de payer des cours privés à leurs enfants. Mais qu’en est-il des couches plus précarisées de la population ? Nous avons des échevins et bourgmestre qui gagnent des centaines de milliers d’euros par ans de salaire. Avec ces émoluments, aucune chance qu’ils puissent comprendre ce que la toute grande majorité de la population ressent.

Leila : Nos dirigeants politiques montrent beaucoup d’auto-satisfaction. Ils se contentent de peu, alors que tout reste à changer pour plus de justice sociale ! Il ne suffit pas d’avoir quelques parcs, construire une école de temps en temps pour sortir les gens de la précarité. Il faut une politique sociale beaucoup plus volontariste ! Au niveau fédéral, je suis atterrée par les politiques anti-sociales du gouvernement : on chasse les chômeurs, précarise les malades longue durée, diminue nos pensions … et ces mesure attaquent souvent les femmes déjà fragilisées ! La parole raciste banalisée me met fort en colère aussi. On monte les gens les uns contre les autres, en exacerbant des différences cultures et religieuses anecdotiques qui s’avèrent en fait être des richesses à partager…

Claire : Les inégalités croissantes me révoltent, car elles sont organisées par le pouvoir politique. Lorsque l’on dit que la PTB veut reconquérir la ville, c’est parce qu’on sait que Schaerbeek profite au lobby du béton et autres multinationales. Ces dernières font du profit sur le dos des citoyens. Ce sont les riches qui s’en sortent, et les pauvres sont mis de côté.

Qu’est-ce qui ne marche pas à Schaerbeek ?

Axel : Le prix des logements a augmenté drastiquement depuis 10 ans. Ce sont les promoteurs immobiliers qui ont la main sur le parc locatif schaerbeekois. Les pouvoirs publics doivent reprendre la main sur tout cela. On va se battre pour un encadrement des loyers et on veut une augmentation des logements publics sociaux !

Leila : Il n’y a pas assez de places dans les crèches pour les enfants à Schaerbeek ! À peine 15 pc des enfants ont accès à ce service, c’est une aberration. Chaque famille devrait pouvoir profiter de crèches accessibles, à un prix correct. La commune abrite de nombreux jeunes, il faut pouvoir s’en occuper et permettre à leurs familles de s’épanouir !

À Schaerbeek, nous avons un des plus mauvais taux de travailleurs communaux. Il en faut pourtant beaucoup plus si nous voulons remplir les missions de service public de proximité ! Cela a un impact, notamment sur la saleté que l’on peut constater dans certaines rues…

Claire : Schaerbeek laisse tomber ses personnes âgées ! Alors que les pensions sont un des plus basses en Europe, il n’existe aucune maison de repos dans la commune à moins de 1500 euros par mois. Même celles du CPAS coûtent davantage ! On ne peut pas laisser les familles seules prendre en charge les aînés. C’est un enjeu majeur pour l’avenir…

Pourquoi le PTB peut changer les choses à Schaerbeek ?

Axel : On ne dira jamais aux gens qu’on peut changer les choses à nous seuls. Il faut que chacun se mobilise, s’organise pour obtenir un changement social.  On veut rendre espoir aux citoyens afin qu’ils se bougent, qu’ils soient conscients de leur pouvoir de transformation…

Leila : Au PTB, on vit avec un salaire moyen. On ne fait pas cela pour l’argent, sinon cela se saurait ! On veut rester connectés avec notre base citoyenne, comprendre ce qui leur arriver, et porter leurs combats !

Claire : On mobilise régulièrement les citoyens, que ce soit pour les écoles bilingues, la médecine de proximité… et on a montré qu’on savait faire reculer le pouvoir !

Quel est le problème avec la majorité au conseil communal actuel ?

Axel : Cette majorité est guidée par une idéologie néo-libérale. Elle veut transformer Schaerbeek en tentant d’attirer les ménages les plus riches et en chassant les plus pauvres. Ils veulent changer la commune en changeant ses habitants. Nous voulons changer Schaerbeek en changeant la condition sociale des habitants. On veut davantage d’investissements dans les services publics, offrir des logements accessibles à tous ! On veut conserver cette belle diversité qui fait le Schaerbeek qu’on aime.

Leila : le Conseil Communal est très peu représentatif de la population schaerbeekoise. Nous sommes gouvernés par une élite qui ne prend pas en compte les préoccupations des citoyens. Ce conseil communal limite les dépenses publiques et en est fier. Mais en agissant ainsi, il met à mal les services de proximité essentiels pour la vie de tous. 

Claire : On écoute trop peu la population. Les gens ont besoin de logements sociaux, de vivre dignement! 700 logements sociaux nécessitent une rénovation lourde et urgente. De plus, le budget communal accordé au CPAS a été amputé deux années de suite de plus d’un million d’euros par an. Or, les besoins sont toujours aussi criants, et le taux de pauvreté n’a pas diminué, à ce que je sache…


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  • Jean-Francois Collard
    a publié cette page dans Actualités 2018-10-09 22:57:14 +0200

Prêt.e pour la grande vague du changement social ?