Ils ne s'en cachent pas : Ecolo et la Liste du Bourgmestre (Défi) veulent remplacer petit à petit la population schaerbeekoise, faire passer Schaerbeek d'une commune populaire à une commune réservée à une population aisée. C'est la logique de « The place to be » et de mettre beaucoup de moyens financiers pour attirer les fonctionnaires européens et les gros salaires dans la commune au détriment des services et du soutien à sa population historique. 

Le cancre bruxellois du logement social

Regardez la politique du logement. Les loyers explosent sur le marché privé : + 50 % à Schaerbeek ces 10 dernières années et pour beaucoup de familles, se loger est devenu impayable. On était déjà en 2018 parmi les cancres bruxellois en nombre de logements sociaux. Et cela a empiré. Entre 2018 et 2021, il y a eu 94 familles en moins bénéficiant d’un logement au sein du Foyer Schaerbeekois, et ce, alors que la liste d’attente des candidats a elle augmenté de 449. Défi et Ecolo font tout pour refuser d’avoir plus de logements sociaux. Cela attire des pauvres, et eux, ils veulent attirer les riches. 

 

Ainsi, tous les prétextes sont utilisés pour diminuer le nombre de logements publics bon marché à créer sur le site de l'ancienne gare Josaphat. C’est un immense espace, équivalent à 32 terrains de foot, et il nous appartient (la Région bruxelloise est propriétaire du site). Mais tous les partis traditionnels se sont mis d’accord pour en privatiser la plus grande partie. Seul le PTB s’oppose à ce cadeau fait aux promoteurs immobiliers. Conserver notre patrimoine, c’est essentiel. C’est préserver notre bien commun. C’est aussi la seule manière de développer un projet qui réponde aux besoins et aux soucis environnementaux et sociaux de la population.

Cette privatisation de la plus grande partie du site et l’intense lobbying de la droite et d’Ecolo font que le nombre de logements publics diminue de plan en plan. Entre le premier plan d’aménagement du site présenté en 2014 et celui présenté en 2021, on est passé de 486 logements sociaux à construire à 323 aujourd’hui… De nombreux locataires du Foyer Schaerbeekois subissent aussi le manque d'investissement à coup d'humidité et d'infiltrations d'eau. Et faute de solutions de relogement, ces locataires sont condamnés à vivre de nombreuses années dans des logements totalement insalubres.

 

La majorité communale laisse les promoteurs immobiliers faire leur loi à Schaerbeek. Ces derniers construisent du logement impayable pour les familles et aucune charge ne leur est imposée par la commune.

Citoyens de seconde zone ?

On assiste aussi à une politique de stationnement désastreuse. Les Schaerbeekois ne savent plus où se garer sans devoir payer des sommes folles pour recevoir leur famille. Un parking payant à 2€ de l’heure, jusqu'à 21h, même le samedi. La Liste du Bourgmestre et Ecolo veulent ainsi augmenter les recettes des taxes parking à près de 6 millions d'euros. Un jackpot rendu possible grâce notamment à l’introduction de la Scan-car. Cette voiture capable de contrôler 1 200 voitures par heure commet en plus de nombreuses erreurs, beaucoup de personnes en règle de stationnement recevant malgré tout des amendes (notamment les personnes handicapées).

Les taxes actuelles sur le stationnement, mais aussi sur le précompte immobilier notamment touchent durement la vie des Schaerbeekois. Par contre, les grosses sociétés de télécom ont reçu un immense cadeau. La majorité Ecolo-DéFi vient de baisser énormément les taxes que Proximus, Orange ou Telenet doivent payer sur les antennes, pour “ne pas freiner le déploiement par les opérateurs d’un réseau 5G". Seul le PTB s’est opposé à ce cadeau.

« Nous sommes devenus des citoyens de seconde zone », indiquait une habitante de l'avenue Rogier devant le Conseil communal il y a peu. Elle pointait ainsi la politique de mobilité de la majorité, où les habitants ne sont jamais consultés, ni sur leurs besoins ni sur ce qui pourrait leur faciliter la vie. Depuis un an, la commune subit des travaux de la STIB qui rendent fous tous les habitants. Sans réaction de la part de la majorité. Notre commune est devenue la championne des travaux aux lourdes conséquences pour les riverains, des sens interdits qui font faire des détours pas possibles et polluent les rues adjacentes pour "apaiser" une rue … et engorger toutes les autres. Et à chaque fois, le même sentiment : celui de subir un rouleau compresseur et de ne pas être écouté sur l'aménagement de l'espace public à Schaerbeek.

 

 

La volonté de supprimer le marché le plus populaire de Schaerbeek a aussi été très mal vécue. Il ne correspondait pas assez aux critères de marché élitiste et cher de la Liste du Bourgmestre et d'Ecolo. Heureusement, ce projet de le supprimer a avorté grâce à la mobilisation des marchands et des riverains.


Politique désastreuse au CPAS

La gestion du CPAS par sa présidente Sophie Querton est également désastreuse. Notre CPAS est dirigé comme une entreprise privée qui doit dégager des bénéfices et à la gloire de sa présidente. Résultat : énormément de souffrances. Tant auprès des bénéficiaires que du personnel du CPAS. On a assisté à des licenciements abusifs et massifs du personnel de la Cerisaie, le home CPAS, et à des démissions en cascade dans les différents services. Le Pharayers, l’abri de jour pour sans-abris, a dû fermer faute de personnel. Un mouvement de grève sans précédent des travailleurs du CPAS est né, vu les conditions de travail très difficiles. Mais la Présidente du CPAS se réjouit que le CPAS dégage un boni de 725.000 euros en 2020 et se félicite de voir la dotation communale réduite en conséquence.

Les moyens du CPAS sont aussi donnés à des boîtes privées pour des services qui devraient rester dans les mains du public : le soutien scolaire ou l’aide aux aînés ont ainsi été confiés à des sociétés privées.

 

Le PTB fait bouger les lignes

Le PTB continue à proposer des solutions qui s’opposent à la gentrification organisée par la Liste du Bourgmestre et Ecolo. La majorité communale veut transformer les quartiers populaires en faisant fuir ses habitants historiques et en les changeant par une population plus aisée, le PTB veut améliorer le cadre de vie et la condition sociale des habitants qui y vivent actuellement.

De nombreux acteurs résistent aussi dans notre commune. Ce fut le cas des marchands et des riverains qui se sont mobilisés pour sauver le marché populaire de la rue Royale Sainte-Marie. Leur mobilisation a été soutenue et relayée par les élus PTB et a permis une victoire.

Le prix des garderies scolaires fut aussi l’un des dossiers importants du début de législature, avec des échanges musclés avec l’Echevin de l’enseignement. Notre position est de défendre la gratuité de l’enseignement et donc aussi des garderies. Au lieu d’envoyer des huissiers dans les familles qui n’arrivent pas à payer leurs dettes scolaires, il faut envoyer des assistants sociaux pour voir ce qui ne va pas. Après avoir abusivement augmenté les prix des garderies ces dernières années, la majorité schaerbeekoise a enfin pris des mesures pour les baisser l’année dernière. La pression du PTB n’y est pas pour rien.

Au plus fort de la pandémie, toute la section du PTB Schaerbeek s’est mobilisée pour organiser la solidarité dans les quartiers. On s’est battu pour l’ouverture d’un centre de testing dans notre commune, en n’hésitant pas à l’organiser nous-même lorsque les pouvoirs publics étaient totalement défaillants.

 

Le PTB a également déposé plusieurs motions au Conseil communal, qui forcent la majorité à se positionner et à faire avancer ces dossiers. Sur la politique de neutralité imposée aux travailleurs et travailleuses de la commune, nous avons ainsi obtenu la mise en place d’une commission afin d’avancer en la matière. Des auditions sont en cours et le PTB maintiendra la pression afin qu’on avance sur les discriminations qui touchent principalement les femmes portant le foulard et les empêchent de trouver un emploi au sein de la commune. En matière de solidarité internationale avec la Palestine, une motion du PTB a récemment abouti à des mesures de soutien concrètes. Ainsi, un jumelage entre Schaerbeek et la ville palestinienne de Naplouse est en préparation. Cela concrétise un projet porté depuis des années par le PTB et de nombreux citoyens.


Chiffres sur le logement social à Schaerbeek :

  • En 2018, il y avait 2533 logements. En 2021, il n'y en avait plus que 2585. Résultat = + 52 logements.
  • En 2018, il y avait 2205 familles bénéficiant d'un logement social. En 2021, il n'y en avait plus que 2111. Résultat = - 94 familles
  • En 2018, il y avait 4890 candidats sur liste d’attente. En 2021, 5339 candidats. Résultat = + 449 candidats. 

Site Josaphat : évolution logement 2014 - 2021