Le PTB demande un agenda clair dans la lutte contre la discrimination à l'embauche

Le PTB se réjouit que le Parlement Bruxellois va interroger des experts sur l’opportunité de procéder à la technique du testing pour lutter contre la discrimination raciale à l'embauche mais demande à la majorité la clarté sur l'agenda pour avancer vers sa mise en pratique.

Plus que jamais, la question des discriminations sur le marché d'emploi est au centre de l'actualité. Et la pratique du testing se popularise de plus en plus. Il s'agit d'un outil qui permet de mesurer la différence de traitement d'un employeur face à deux candidats qui ont le même profil à l'exception de leur origine ou couleur de peau.

Pas plus tard que ce lundi 19 septembre, il y a encore eu le cas Jamal-Jeremy révélé par RTL, nouvel exemple de discrimination à l'embauche dans un grand hôtel Bruxellois. Jamal a envoyé deux fois le même CV sous des noms différents et a décroché un entretien comme Jeremy, faisant écho à l'affaire Samira-Cécile qui avait éclaté dans la presse il y a quelques mois. Tous deux ont effectué un testing.

Et hier on apprenait via De Standaard que la ville de Gand a annoncé qu'elle serait la première ville d'Europe à effectuer systématiquement des tests pratiques sur la discrimination au logement sur le marché locatif. Les lignes bougent. Et à Bruxelles ? Le mercredi 22 juin dernier, la Plateforme Praktijktesten Nu (« Testings Maintenant ») et le Mrax, soutenus par le PTB et Ecolo, ont demandé des auditions au Parlement bruxellois sur les testings. Ses auditions d'experts auront lieu demain, jeudi 22 septembre, notamment avec l'avis de professeurs de l'ULB et de l'UCL qui vont venir éclairer les enjeux et statuer sur les compétences de la Région.

Pour le parlementaire bruxellois du PTB, Youssef Handichi : « On se réjouit que les auditions aient lieu mais que ce n'est qu'une étape. Trop c'est trop !  Il est plus que temps que les politiques prennent leurs responsabilités et utilisent le testing, le meilleur moyen à notre disposition pour prouver les discriminations et les sanctionner. A quand l'organisation systématique de tests comparatifs antidiscriminations pour objectiver les problèmes de discrimination, les condamner et les éradiquer là où ils se trouvent ? Si c'est possible à Gand, cela doit l'être à Bruxelles. Ce que nous demandons à la majorité c'est la clarté sur l'agenda pour avancer vers la mise en pratique des testings ».